La lettre du Christ

« Notre lettre, c’est vous : elle est écrite dans nos cœurs, connue et lue par tous les hommes ; car vous êtes manifestés comme la lettre de Christ » 2 Corinthiens 3.2,3
«Jésus allait mourir pour la nation, et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. » Jean 11.52

Presque tout le monde a entendu parler de Jésus, de sa bonté, de son humilité, de son dévouement… Et ceux qui ne croient pas en lui reprochent volontiers aux chrétiens de ne pas lui ressembler. C’est vrai, nous qui sommes chrétiens, sommes souvent de bien mauvais témoins du Christ ! Quel écart entre ce que Dieu a fait de nous : la lettre de Christ, et ce que nous montrons ! Nous avons besoin de revenir au Seigneur, d’écouter sa parole et de nous laisser former par son amour.
L’Eglise selon la Bible n’est pas une institution. Elle est l’ensemble de tous ceux qui croient au Seigneur Jésus. Ce n’est pas une communauté d’intérêts, mais une communauté d’amour et de vie puisque chacun a le Christ pour Sauveur et Seigneur.
La vie chrétienne au quotidien est en soi un message. L’évangile est rendu visible par la manière dont les croyants mettent en évidence les caractères de Dieu (amour, lumière, sainteté…) dans leur vie. Ce n’est pas par des techniques de communication que nous serons la lettre de Christ, mais en vivant chacun la vie de Christ.
Le pardon, l’entraide, l’écoute, l’encouragement caractériseront alors nos relations. Le seigneur Jésus a lié dans une même famille tous les enfants de Dieu. De cet ensemble vivant devrait jaillir un message puissant d’amour, de compassion et de sainteté.

Un choix difficile

« Ne sois pas sage à tes propres yeux ; crains l’Eternel et éloigne-toi du mal. » Proverbes 3.7
« La crainte des hommes tend un piège mais qui se confie en l’Eternel est élevé dans une haute retraite » Proverbes 29.25

L’histoire d’Abdias (lire 1Rois 18) se déroule en Israël au 10e siècle avant J-C. les temps sont difficiles : un mauvais roi, Achab, règne sur le pays, et son épouse païenne persécute les prophètes de Dieu ; de plus une sècheresse ravage le pays depuis trois ans. Abdias, lui, est un croyant qui respecte Dieu. Il occupe la position élevée du gouverneur du palais royal. Il n’approuve pas la politique du Roi et s’emploie à veiller sur les serviteurs de Dieu.
Grâce à lui cent d’entre eux ont pu éviter la mort. Malgré cela, lorsqu’Abdias rencontre Elie, le prophète de Dieu, ce dernier ne lui adresse aucun éloge, et se montre plutôt froid. Pourquoi donc ?
Abdias craignait l’Eternel, c’est vrai mais son zèle pour les intérêts de Dieu passait après sa carrière professionnelle. Il n’avait pas courage d’affirmer sa foi devant Achab, ce Roi impie, idolâtre et persécuteur. Il lui aurait fallu abandonner une position élevée, renoncer à ses avantages matériels et peut-être même risquer sa vie pour se désolidariser du mal. Mais sa piété n’allait pas jusque-là. D’une certaine manière, chez lui la crainte de mécontenter son employeur dépassait celle de déplaire à Dieu.
Nous pouvons nous trouver dans une situation comparable et accepter des compromis pour préserver un avantage ou une position dans le monde. Demandons au Seigneur qu’il nous aide à faire un choix pour lui. La Bible nous dit : « Mieux vaut peu, avec la crainte de l’Eternel, qu’un grand trésor avec du troubĺe » (Proverbes 15.16)

Ce qui était en son pouvoir, elle l’a fait

« Comme Jésus était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, et qu’il était à table, une femme vint, avec un vase d’albâtre contenant un parfum de nard pur de grand prix. Ayant brisé le vase d’albâtre, elle répandit le parfum sur sa tête. » Marc 14.3

Peu de temps après la mort et la résurrection de Lazare, Marthe et Marie vont connaître un autre chagrin, celui de la mort de Jésus. Mais quelques jours avant sa crucifixion, elles peuvent encore prendre un repas avec lui. Seule Marie, semble-t-il, comprend que Jésus va mourir. Que peut-elle faire ? Seule contre la puissance de ceux qui ont décidé sa mort…
Seule au milieu des disciples qui ne la comprennent pas … Comment va-t-elle pouvoir exprimer sa sympathie à Jésus et son adoration ?
Dieu a placé en elle le désir de faire quelque chose pour Jésus. Elle surmonte les obstacles, ses craintes et la réprobation des autres. Elle fait ce qui est en son pouvoir en lui offrant un parfum de grand prix. Le geste de Marie n’est pas compris, même par les disciples ; ils la critiquent pour cette initiative. Si douloureuses que soient leurs paroles, Marie ne se défend pas. Mais le Seigneur en qui elle croit l’approuve devant tous. Ce geste est un acte d’adoration et de foi. Jésus est au centre ; et « la maison fut remplie de l’odeur du parfum » (Jean 12.3)
Il en est de même aujourd’hui. Quand nous exprimons notre adoration à Jésus, c’est lui qui en est le centre, et tous ceux qui sont témoins peuvent s’y associer.